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La Concordia fête en famille un anniversaire percutant

La Liberté – Jeudi 1er février 2018

Les percussions seront aussi à l’honneur ce week-end à Equilibre. Yves Kolly interprétera un double concerto aux côtés de son père.

Dans le monde de la musique à vent, les solos de percussions sont de moins en moins rares. “Il y a encore beaucoup plus de pièces écrites pour flûte, clarinette ou trompette2, explique Jean-Claude Kolly. Mais les percussions s’imposent dans le registre solistique. C’est Yves Kolly, le fils du directeur de La Concordia, qui le prouvera en concert à Equilibre samedi et dimanche. Il participera aux deux concerts de fête qui marqueront les 25 ans de Jean-Claude Kolly à la tête de l’harmonie fribourgeoise.

En moyenne, La Concordia compte six à huit percussionnistes par œuvre, précise le chef d’orchestre : “La percussion est un monde en pleine expansion. C’est le registre qui a évolué le plus vite ces vingt dernières année.” Le nombre de musiciens dans les harmonies et les écoles de musique a augmenté en même temps que la complexité et la variété des œuvres jouées. Aujourd’hui, “un percussionniste doit être polyvalent”, explique Jean-Claude Kolly. Il doit maîtriser les claviers, la batterie, les timbales, les caisses claires, sans oublier tous les accessoires. “Ce sont des instruments qui apportent beaucoup de couleurs.” Un registre dont les orchestres à vent ne peuvent pas se passer.

Pour faire découvrir les différents instruments utilisés par un percussionniste et leurs possibilités, Yves Kolly jouera “deux concertos en un”. Les premier et troisième mouvements sont tirés d’un concerto pour timbales et le deuxième mouvement est celui d’une œuvre pour grosse caisse et vibraphone. Le soliste a commencé la musique auprès de Louis-Alexandre Overney. Il a 24 ans aujourd’hui et poursuit sa formation professionnelle à la Haute Ecole des arts de Berne. C’est la première fois qu’il joue en tant que soliste avec La Concordia, dont il est membre actif. Son père se réjouit particulièrement de ce moment, qu’il qualifie d'”expérience fantastique”.

Elisabeth Haas